Anjou Domicile : la fin d’une histoire de 16 ans!

Anjou Domicile, la plate-forme des services à la personne de Maine-et-Loire, est en voie de liquidation (1). C’est la fin de 16 années de mobilisation collective pour le développement, la structuration, la modernisation et la professionnalisation de la filière des Services à domicile dans le Maine-et-Loire.

Rappelons que l’association Anjou Domicile a été créée par 9 structures (prestataires, prescripteurs et partenaires). Les objectifs qu’elles s’étaient collectivement donnés dans le cadre de leur Projet concouraient à « promouvoir et favoriser le développement des services à domicile de qualité, organisés par des structures de l’Economie Sociale et des CCAS, sur le département de Maine-et-Loire ».

Les causes de cet arrêt sont complexes… Pour tenter d’éclairer la situation actuelle, il faut sans doute remonter aux intuitions des créateurs : « Tout seul, on va plus vite, ensemble on va plus loin », rassembler au-delà des différences, trouver les points d’accord pour faire converger les positions sur un secteur marqué par la précarité et l’individualité.

Ce projet n’a pas pu, et c’est dommage, mobiliser durablement les acteurs de l’aide à domicile dans le département. C’est donc la fin d’une histoire de plus de 16 années… pendant lesquelles, des projets collectifs ont été portés, des services développés (la plate-forme téléphonique, le Chèque Sortir Plus, la mobilisation du Fonds de Modernisation de l’Aide à Domicile, l’aide aux aidants, la structuration de l’offre de garde d’enfants, la contribution à une insertion des demandeurs d’emploi sur les métiers de l’aide à domicile, sans compter : l’organisation de 3 colloques et 2 salons concourant à la visibilité du secteur, la participation à la mise en place du Réseau National des Plates-formes de Services aux Particuliers…). Malgré cela, il semble que les logiques individuelles l’aient finalement emporté sur l’intérêt général.

L’IRESA veut cependant saluer l’engagement de toutes celles et ceux qui ont œuvré à la création, au développement de ce projet. Ils ont investi une énergie que nous ne devons pas oublier. Il nous faut aussi tirer les leçons de cette histoire, de cette trajectoire pour les défis qui attendent l’Économie Sociale et Solidaire, notamment en Anjou. Nous restons persuadés que nous pourrons relever ces défis à partir de démarches du « faire ensemble », de Projets partagés et de mutualisation des énergies.

  1. le tribunal de Grande Instance d’Angers doit se prononcer le 14 janvier prochain

Article rédigé par Pascal Sautejeau, membre du CA IRESA

Publié le 07 janvier 2014 par Françoise Charles